Nous partons donc à la frontale et en file indienne ; le
chemin n’est pas entretenu, ou peu s’en faut : Très raide, étroit, poussiéreux,
plein de bloc de lave ne demandant qu’à rouler et encombré d’une végétation souvent
très dense qu’il faut passer en force (amies à huit pattes, bonjour !), c’est
un peu le parcours du combattant … un petit sentier qui a du caractère
dira-t-on, le froid de la nuit fait vite place à une grosse suée.
Un tronçon en particulier longe un à-pic qui donne dans la
sciara : Attention au pas de trop …
En fait, un autre « sentier » qui nous était passé inaperçu à la
monté (camouflé par les buissons), permet d’éviter ce passage délicat.
Vers 700 mètres d’altitude nous sortons rapidement de la
végétation, et très vite le chemin se fait discret sur un sol minéral. La
distance pour arriver au cratère est en réalité assez courte, mais de nuit tout
parait plus long.
Après une courte pause pour avaler quelques barres de
céréale, nous arrivons en quelques minute à un col venté, avec sur notre droit
une falaise qui est une ancienne paroi du cratère, et sur notre gauche le
cratère qui nous surplombe encore et qui est caché par une élévation du terrain
(photo plus tard dans le récit).
Sans trop savoir où nous allons, nous suivons un chemin à
peine visible (voir invisible) qui nous fait passer entre la falaise et le
cratère.
Soudain une violente explosion nous fait sursauter :
Sur notre gauche de la lave incandescente jaillit haut dans le ciel et retombe
lentement. « Nom de bleu ! » commente Michel, avec son
fort accent Suisse !
Après un vingtaine de minute de marche, nous voila rendu de
l’autre coté du volcan, sur un deuxième col. Là les empreintes de pas sont
nombreuses, fraiches, et nous indique où passer pour nous rendre au sommet. La
dernière grimpette et difficile, raide dans une couche épaisse de sable
volcanique.
Mais à l’arrivée …
C’est un spectacle ahurissant, indescriptible, d’une
puissance extraordinaire.
A la première explosion je me tenais prêt à décamper, observant incrédule et avec
une forte appréhension ces masses de laves, projetées dans un bruit de tuyère d’avion
de chasse et dont on ne sait trop où elles vont retomber.
Finalement rassuré par l’orientation des jets de lave (même
si on savait avant d’arriver être en relative sécurité), j’ai pu profiter
pleinement de la seconde fontaine de lave : Pour être honnète, c’est la
première fois que je reste réellement bouche-bée devant quelque chose.
Des reportages sur le volcanisme, j’en ai pourtant déjà vu de nombreux : Mais cela ne représente en RIEN la réalité du terrain.
Des reportages sur le volcanisme, j’en ai pourtant déjà vu de nombreux : Mais cela ne représente en RIEN la réalité du terrain.
Le petit cratère centrale assurait la permanence : Toujours à souffler violement et à éjecter un peu de lave, il lui arrivait parfois aussi, comme ici, de créer de jolis ronds de gaz.
Très brusque et violent, le cratère droit explose littéralement et sans prévenir : Petite frayeur lors de sa première explosion, son calme était tel que nous ne l'avions même pas remarqué !
Christina, Michel et mon fidèle compagnon de route. Premier reflex en arrivant, l'inspection du sol et du panneau solaire afin de détecter d'éventuels impacts récents. Fort heureusement, rien d'inquiétant !
Remontée des nuage vers 7h
Un des meilleurs ! :P
Observé qu'une seule fois, un épais panache de cendres. Lors des autres explosions, il n'était pas présent.
Lors de certaines violentes explosions, certains débris sont propulsé à notre altitude, voir plus haut.
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